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Projet de référendum : le G7 appelle à se lever pour «contrer cette imposture»

Le G7 demande à tous les Congolais de se lever comme un seul homme pour contrer « l’imposture et la provocation » de la majorité présidentielle (MP) dont un haut cadre à préconiser mardi un référendum. Cette idée « est à la limite une déclaration de guerre », a estimé mercredi 28 juin, Christophe Lutundula, cadre du G7, une plateforme de l’opposition.

 

Il réagissait aux propos du secrétaire général adjoint de la MP, Joseph Kokonyangi. Ce dernier a proposé l’organisation d’un référendum pour sortir la RDC de la crise politique persistante.

 

« Le G7 demande à l’ensemble de forces des changements, politiques et sociales, à toutes les personnalités congolaises, à tous les citoyens congolais, nous qui nous sommes toujours réclamés de la constitution, nous qui nous sommes toujours battus pour des élections démocratiques dans ce pays, à se lever comme un seul homme. Débout congolais, comme l’ont demandé les évêques pour contrer cette imposture et cette provocation à la limite d’une déclaration de guerre », a interpellé Christophe Lutundula.

 

Au cours d’une conférence de presse organisée mardi 27 juin à Kinshasa, Joseph Kokonyangi a souhaité que soit organisé un référendum pour décanter la crise politique congolaise. Selon lui, cette idée serait la solution à la crise politique congolaise persistance, après «l’échec» des concertations nationales, des négociations de l’Union africaine et celles menées sous l’égide des évêques catholiques au Centre interdiocésain organisées entre 2013 et 2015.

 

Une proposition qui fait dire à Christophe Lutundula que la MP « lance un défi au peuple congolais ».

 

« Kokonyangi est la voie autorisée. Il est secrétaire général de la MP. C’est par sa voie aujourd’hui que la majorité lance un défi au peuple congolais, dont acte », dit Christophe Lutundula.

 

Il reste convaincu que le projet de référendum « est toujours sur la table de la MP qui veut se maintenir au pouvoir par la force».

Sud-Kivu : plusieurs positions des FARDC attaquées par des éléments armés à Lulimba

L’état-major des forces armées de la RDC de Lulimba, une localité située à l’extrême sud du territoire de Fizi (Sud-Kivu), a été attaqué ce jeudi 29 juin dans la matinée par des hommes armés que le commandement de l’opération Sokola II au Sud-Kivu identifie comme étant des miliciens Mai-Mai.

D’après des sources locales cependant, l’attaque a été menée par des éléments armés se réclamant de la coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC), une nouvelle plate-forme regroupant plusieurs groupes armés opérant dans l’Est de la RDC. Prises par surprise, les forces loyalistes auraient abandonné leurs positions durant l’attaque.

Les assaillants ont alors saccagé le dépôt d’armement de cette base avant d’emporter des munitions, rapportent les mêmes sources, ajoutant que les localités de Misisi et kilembwe voisines à Lulimba seraient assiégées par ces éléments armés.

Des sources militaires du sous-secteur opérationnel Sokola II au Sud-Kivu parlent plutôt d’une attaque des positions de l’armée à Lulimba par des Mai-Mai avec l’objectif de s’emparer du dépôt d’armes et des munitions.

Les combats se poursuivaient jusqu’à la mi-journée entre les assaillants et les FARDC, renseignent ces sources sans donner plus de précision.

Les habitants de Lulimba et de Misisi se terraient chez eux, indique pour sa part la société civile locale à Radio Okapi. Cette attaque survient un mois après une autre attaque du même genre perpétrée par la même coalition des groupes armés à Tanganyika.

Il y a environ un mois, les combattants du CNPSC s’étaient emparés des armes et munitions de l’armée à Force Bendera (une localité du Tanganyika) après une attaque éclair menée contre les positions des FARDC dans cette localité. Ils avaient été repoussés quelques heures après par un renfort de l’armée.

Kasaï : 24 décès à cause de la malnutrition à la prison de Tshikapa

Vingt-quatre détenus de la prison de Tshikapa (Kasaï) sont morts dans leurs cellules en avril 2017 des suites de la malnutrition, a indiqué jeudi 29 juin à Radio Okapi Pascal Nsaka-Na-Massaka, le directeur de cette maison d’arrêt.

D’après lui, les détenus dans cette prison ne mangent que rarement depuis plusieurs mois à cause de la persistance de la rupture de stock de nourriture pour prisonniers. Depuis le début de l’année, le gouvernement provincial qui autrefois s’organisait pour assurer régulièrement la ration alimentaire des prisonniers est débordé par l’insécurité engendrée par le phénomène Kamuina Nsapu, a-t-il souligné.

M. Nsaka-Na-Massaka appelle les autorités à l’aide au niveau national pour empêcher que d’autres décès ne surviennent dans cette prison. Il plaide également pour la réhabilitation de cette maison carcérale, soulignant qu’elle n’a pas connu de rénovation depuis sa construction il y a 70 ans.

 

Suite à la vétusté de ses installations, l’eau ne coule plus des robinets, contraignant les détenus à consommer l’eau insalubre de la rivière Kasaï, déplore-t-il.

RDC : Sindika Dokolo connaîtra-t-il les mêmes déboires que Moïse Katumbi ?

Publié le 28 juin 2017 à 08h16

Par Jeune Afrique

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L'homme d'affaires et collectionneur d'art congolais Sindika Dokolo - et gendre du président angolais José Eduardo dos Santos - se trouve dans le collimateur de Kinshasa. Selon une source sécuritaire, il serait visé par une enquête sur ses liens supposés avec le général Faustin Munene.

 

L’étau politico-judiciaire se resserre autour de l’homme d’affaires et collectionneur d’art Sindika Dokolo. Le gendre du président angolais José Eduardo dos Santos, qui s’est récemment affiché avec l’opposant congolais Moïse Katumbi sur les réseaux sociaux, se retrouve dans le collimateur du régime de Kinshasa.

 

Selon une source sécuritaire, le service de Détection militaire des activités anti-patrie (Demiap) enquête sur les liens supposés qu’il entretiendrait avec le général Faustin Munene, ex-chef d’état-major des Forces armées congolaises, condamné par contumace en 2010 à la prison à vie pour « complot contre la sécurité de l’État » et, depuis, en cavale au Congo-Brazzaville.

Déjà dans le viseur de la justice congolaise

 

« Sa présence nous a été signalée à plusieurs reprises à Luanda », indique une source sécuritaire à Kinshasa. À l’en croire, c’est pour « documenter cette connexion Munene-Sindika » qu’une vaste fouille a été menée dans la nuit du 10 au 11 juin à la prison de Makala.

 

Déjà dans le viseur de la justice congolaise dans une affaire immobilière (il a gagné en première instance), Sindika risque de connaître les mêmes déboires que Katumbi, condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation et poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’État.

BRUNO TSHIBALA TSHISEKEDI N´A PAS CHOISI FELIX TSHILOMBO

TESTAMENT D´ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA

GABRIEL MOKIA ALOBI FELIX TSHISEKEDI ATEKA UDPS NA KATUMBI

LEONARD MULOPO QUI EST MOISE KATUMBI

GUILLAUME IYENDA QUI EST MOISE KATUMBI

Alexis Thambwe Mwamba : « L’avion avait été abattu, on ne pouvait pas se taire »

 

 

Plainte déposée contre lui en Belgique, sanctions internationales contre les autorités congolaises, violences au Kasaï et évasions successives dans les prisons de la RDC... En séjour à Paris, Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice, a répondu mardi aux questions de Jeune Afrique.

 

Un séjour parisien aux allures d’offensive médiatique. Depuis son arrivée mardi 20 juin au matin à Paris, Alexis Thambwe Mwamba enchaîne les interviews. Une « possibilité de discuter avec la presse sur les questions d’actualité », se justifie le Garde des sceaux congolais, qui a tenu la veille une conférence de presse à Genève. « Je me suis rendu compte que ce qui se passe en RDC est souvent déformé. C’est l’occasion de rétablir certaines vérités », poursuit-il, confortablement installé dans un fauteuil de son hôtel luxueux.

 

La campagne médiatique du ministre de la Justice tombe à pic, au moment où celui-ci se retrouve au cœur de l’actualité congolaise pour diverses raisons. Une plainte pour crimes contre l’humanité a été déposée contre lui le 18 juin en Belgique en raison de propos tenus sur RFI en 1998 (quand il était un des leaders de la rébellion du RCD) ; plusieurs évasions massives en moins d’un mois dans les prisons congolaises ont fait grand bruit ; les Nations unies martèlent leur volonté de mettre en place une commission d’enquête internationale sur les violences au Kasaï ; l’opposant Moïse Katumbi a annoncé son retour « imminent », avec le soutien de la communauté internationale… Réaction de l’intéressé.

 

Jeune Afrique : Devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, la RDC continue à s’opposer à toute enquête internationale dans le Kasaï sans sa participation. Pourquoi cette réticence si l’État congolais n’a rien à cacher ?

 

Alexis Thambwe Mwamba : Je ne sais pas si vous connaissez beaucoup de pays au monde qui acceptent que les enquêteurs internationaux viennent et lancent des investigations en excluant les autorités judiciaires nationales. Nous n’avons aucune réticence. Nous voulons la lumière sur ce qui se passe au Kasaï et nous proposons aux Nations unies d’envoyer des experts pour épauler la magistrature congolaise. Celle-ci a déjà fait ses preuves : le procureur de la Cour pénale spéciale en Centrafrique n’est-il pas congolais ?

 

Où en est-on aujourd’hui de l’enquête sur l’assassinat de deux experts de l’ONU au Kasaï ?

 

Nous avons déjà bouclé le dossier : nous avons identifié tous les assassins de ces deux experts de l’ONU, certains sont en prison, d’autres sont en fuite. Nous avons reçu des témoignages, des aveux. Et le procès a démarré le 5 juin à Kananga 21 juin 2017 à 00h14 — Mis à jour le 21 juin 2017 à 01h38

Par Trésor Kibangula

@Tresor_k

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Plainte déposée contre lui en Belgique, sanctions internationales contre les autorités congolaises, violences au Kasaï et évasions successives dans les prisons de la RDC... En séjour à Paris, Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice, a répondu mardi aux questions de Jeune Afrique.

 

Un séjour parisien aux allures d’offensive médiatique. Depuis son arrivée mardi 20 juin au matin à Paris, Alexis Thambwe Mwamba enchaîne les interviews. Une « possibilité de discuter avec la presse sur les questions d’actualité », se justifie le Garde des sceaux congolais, qui a tenu la veille une conférence de presse à Genève. « Je me suis rendu compte que ce qui se passe en RDC est souvent déformé. C’est l’occasion de rétablir certaines vérités », poursuit-il, confortablement installé dans un fauteuil de son hôtel luxueux.

 

La campagne médiatique du ministre de la Justice tombe à pic, au moment où celui-ci se retrouve au cœur de l’actualité congolaise pour diverses raisons. Une plainte pour crimes contre l’humanité a été déposée contre lui le 18 juin en Belgique en raison de propos tenus sur RFI en 1998 (quand il était un des leaders de la rébellion du RCD) ; plusieurs évasions massives en moins d’un mois dans les prisons congolaises ont fait grand bruit ; les Nations unies martèlent leur volonté de mettre en place une commission d’enquête internationale sur les violences au Kasaï ; l’opposant Moïse Katumbi a annoncé son retour « imminent », avec le soutien de la communauté internationale… Réaction de l’intéressé.

 

Jeune Afrique : Devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, la RDC continue à s’opposer à toute enquête internationale dans le Kasaï sans sa participation. Pourquoi cette réticence si l’État congolais n’a rien à cacher ?

 

Alexis Thambwe Mwamba : Je ne sais pas si vous connaissez beaucoup de pays au monde qui acceptent que les enquêteurs internationaux viennent et lancent des investigations en excluant les autorités judiciaires nationales. Nous n’avons aucune réticence. Nous voulons la lumière sur ce qui se passe au Kasaï et nous proposons aux Nations unies d’envoyer des experts pour épauler la magistrature congolaise. Celle-ci a déjà fait ses preuves : le procureur de la Cour pénale spéciale en Centrafrique n’est-il pas congolais ?

 

Où en est-on aujourd’hui de l’enquête sur l’assassinat de deux experts de l’ONU au Kasaï ?

 

Nous avons déjà bouclé le dossier : nous avons identifié tous les assassins de ces deux experts de l’ONU, certains sont en prison, d’autres sont en fuite. Nous avons reçu des témoignages, des aveux. Et le procès a démarré le 5 juin à Kananga.

 

Les révélations de New York Times ont peut-être perturbé l’enquête

 

Pourquoi le procureur général de la République a-t-il attendu les révélations du New York Times fin mai sur un enregistrement audio accablant un député pour ouvrir une enquête préliminaire alors que cet élément sonore était déjà connu des services de sécurité congolais depuis plusieurs mois ?

 

Cet élément sonore n’est pas tombé du ciel ! À la suite des troubles au Kasaï, il avait été décidé de mettre un certain nombre de personnalités sur écoute. Cet enregistrement n’a pas donc été réalisé par Zaida Catalán [l’une de deux experts de l’ONU assassinés en mars au Kasaï, NDRL], même s’il a été trouvé dans son ordinateur. C’est un élément sonore authentique qui provient de nos services. Il a été fait pour nous permettre d’avoir une vision d’ensemble et de savoir qui sont les acteurs positifs ou négatifs de la situation au Kasaï.

 

Mais pourquoi rien n’a été fait avant les révélations de New York Times ?

 

Les révélations du New York Times ont peut-être perturbé l’enquête. S’il n’avait pas publié cet enregistrement à ce moment-là, nous aurions pu avoir un échantillon plus large de personnes que le parquet devait pouvoir interroger.

 

À Kinshasa, c’est une motion de défiance qui a été déposée le 13 juin contre vous à la suite de plusieurs évasions à travers le pays. Vous avez limogé le directeur de la prison centrale de Makala. En tant que ministre de la Justice, n’êtes-vous pas le premier responsable de la situation, celui qui devrait en tirer les conséquences ?

 

Si j’estimais que ma responsabilité personnelle était engagée, je l’aurais fait. J’ai trouvé qu’il y avait des failles dans la gestion de la prison de Makala. C’est pourquoi j’ai relevé son directeur de ses fonctions. Mais, outre la gestion administrative de cette maison d’arrêt qui incombe au ministre de la Justice, il y a la gestion sécuritaire de la prison qui ne relève pas de moi.

 

Autrement dit, c’est le ministre en charge de l’Intérieur qui devrait démissionner…

 

Non ! Je ne dis pas cela. Nous sommes en train de faire une enquête pour établir les responsabilités. Pourquoi les services de police n’ont-ils pas fonctionné correctement ?. Je suis quelqu’un qui assume ses responsabilités

 

En attendant, cela ne renforce-t-il pas l’idée largement répandue chez les Congolais que les hauts-responsables ne sont jamais sanctionnés en RDC ?

 

C’est tout à fait normal que le peuple demande la tête d’un responsable. Moi, je vous assure, je suis quelqu’un qui assume ses responsabilités.

 

À Bruxelles, une plainte pour crimes contre l’humanité a été déposée contre vous. Depuis, des rumeurs de votre arrestation enflamment les réseaux sociaux. Êtes-vous inquiet au sujet de la tournure que prennent les événements ?

 

Je ne suis pas inquiet. Les réseaux sociaux, ce n’est pas ma bible. Il y a une plainte déposée contre moi à Bruxelles. Mais, pour l’instant, je m’en tiens au communiqué que mon avocat a rendu publique il y a quelques jours, en attendant d’être présenté devant les juges.

 

« Nous avons abattu un avion civil, c’est vrai, c’est parce que nous avions des informations précises que les renforts venant de Kinshasa arrivaient à Kindu par un avion civil. » Regrettez-vous aujourd’hui ces propos tenus en 1998 alors que vous étiez l’un des leaders de la rébellion du RCD, ou continuez-vous à les assumer ?

 

J’étais responsable des relations extérieures du parti [RCD, à l’époque mouvement rebelle, NDRL]. L’avion avait été abattu, on ne pouvait pas se taire. Il fallait communiquer et donner les raisons. Je n’en dirai pas plus. Je garde la suite pour le débat que nous aurons avec les magistrats.Considérez-vous cette plainte, à l’instar de sanctions internationales, comme un autre moyen de faire pression sur les autorités congolaises ?

 

Je ne sais pas.

 

Que vous inspire d’une manière générale les sanctions de l’UE et des États-Unis qui ont visé ces derniers mois les proches du président Joseph Kabila ?

 

Il faut poser la question à l’UE et aux États-Unis.

 

Ces mesures ont-elles un impact sur les autorités congolaises visées ? Lorsque l’on sait par exemple que les sanctions américaines impliquent notamment l’interdiction d’effectuer des transactions financières en dollars…

 

Il est évident que ces mesures perturbent le fonctionnement normal des affaires des personnes concernées.

 

Craignez-vous d’être prochainement sur la liste ?

 

Est-ce que ceux qui ont été sanctionnés le méritaient ? Seuls l’UE et les États-Unis savent comment et sur quels critères ils établissent leurs listes.

 

Qu’en est-il de la riposte annoncée par gouvernement congolais ?

 

Riposte, ce n’est pas le bon mot. Les relations internationales sont plutôt basées sur le principe de la réciprocité. Le gouvernement congolais a fait preuve de responsabilité en ne répondant pas de manière épidermique. Mais une réflexion est en cours sur la manière d’appliquer la réciprocité.

 

Sur le plan de la politique interne, les mesures de décrispation se font toujours attendre. Les prisonniers politiques n’ont pas été tous libérés…

 

Les évêques ont remis au président de la République une liste de ceux qu’ils considéraient comme « prisonniers politiques ». Il y avait 85 noms. Dans la foulée, j’ai mis en place une équipe de hauts-magistrats, avec à leur tête le procureur général de la République, pour examiner ces différents cas. Ils ont produit un rapport reprenant les noms de ceux qui pouvaient être libérés, ceux qui, abusivement, étaient considérés comme prisonniers politiques. Tous ceux qui pouvaient être libérés l’ont été.

 

Mais, par la suite, nous avons reçu d’autres listes déposées par l’UE et par les États-Unis. Et nous avons procédé à des libérations. Il y a eu cependant de la surenchère : chaque leader de parti a voulu extraire de la prison un membre, même poursuivi pour des raisons de droit commun.

 

Si Katumbi rentre demain, il trouvera un certain nombre de dossiers judiciaires en l’état

 

Quant au cas de Moïse Katumbi, le Haut-commissariat appelle Kinshasa à prendre des « mesures nécessaires » pour lui permettre de rentrer en RDC et de participer à la prochaine présidentielle. Allez-vous obtempérer à cette injonction ?

 

Personne n’interdit à Moïse Katumbi de rentrer en RDC. C’est lui-même qui avait demandé à quitter le pays pour des soins médicaux. Il a été autorisé par le parquet général de la République. Mais, plus tard, nous avons découvert qu’en réalité son départ n’avait rien à avoir avec des raisons de santé. S’il rentre demain, il trouvera un certain nombre de dossiers judiciaires en l’état qu’il les avait laissés. Il n’y a pas de problème de sécurité qui se pose à lui en RDC, pas de risque physique à craindre.

 

D’ailleurs, le Conseil des droits de l’homme n’avait pas à accepter la démarche de l’avocat de Katumbi, dans la mesure où les recours au niveau national ne sont pas encore épuisés. Contre sa condamnation, Katumbi avait interjeté en appel.

 

Le rapport de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dit pourtant que ces dossiers judiciaires contre Katumbi sont des « mascarades »…

 

Si le pape est infaillible, les évêques restent des hommes. Ce qui pèche dans le rapport des évêques, c’est qu’ils ont produit un document soi-disant confidentiel destiné au président de la République. Or, ce texte s’est retrouvé entre les mains de M. Katumbi qui a distribué les copies un peu partout. Cette publicité a fait perdre à ce document sa valeur alors qu’il aurait pu être utilisé pour approfondir les enquêtes. sous contrainte. Ne craignez-vous pas que ces affaires judiciaires soient perçues comme un acharnement du pouvoir contre un rival politique ?

 

La juge n’a pas tranché seule. Dans notre architecture judiciaire, les décisions sont rendues par un collège composé de trois magistrats. Autrement dit, les propos tenus par la juge n’enlèvent en rien la valeur de la décision collégiale qui a été prise. M. Katumbi doit présenter ses éléments de défense devant la juridiction d’appel.

 

Les médias et certains acteurs en Occident font une lecture sélective de la Constitution congolaise

 

À Genève, vous avez laissé entendre lundi que Moïse Katumbi avait une double nationalité et qu’il ne pouvait pas être candidat à la présidentielle. Qu’en est-il ? Et pourquoi cette déclaration maintenant ?

 

Oui. Les médias et certains acteurs en Occident font une lecture sélective de la Constitution congolaise. Ils s’accrochent à l’article 70 qui interdit à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat. Mais, c’est la même Constitution, dans son article 10, qui dit que la nationalité congolaise est une et exclusive.

 

Juriste, vous savez que la charge de la preuve incombe à celui qui allègue les faits. Pouvez-vous aujourd’hui prouver cette double nationalité supposée de Moïse Katumbi ?Je vous assure qu’aujourd’hui il y a une documentation assez importante sur tous ceux qui ont pris une autre nationalité et qui l’ont camouflé à un certain moment [dans l’entourage du ministre, l’on parle d’un passeport italien que détiendrait l’ex-gouverneur, NDRL]. Il appartient à M. Katumbi, s’il sait qu’il est dans cette situation, d’enclencher la procédure prévue par la loi pour recouvrer la nationalité congolaise. En fait, c’est le seul obstacle constitutionnel qui se présente devant lui. Le juge d’appel peut demain donner une décision contraire aux premiers juges, le parquet peut aussi conclure qu’il n’y a pas opportunité concernant les affaires qui sont en procédure.

 

Beaucoup considèrent votre sortie médiatique sur ce dossier comme une sorte d’injonction à la Commission électorale nationale indépendante et à la Cour constitutionnelle pour qu’elles invalident, le moment venu, la candidature de Katumbi. Que leur répondez-vous ?

 

Les différents services administratifs ont fait des enquêtes sur un certain nombre de Congolais et ont pu réunir une documentation sur cette question. C’est tout !

 

Cela ne risque-t-il pas de réveiller les vieux démons de la « congolité » ayant notamment entraîné la rébellion des Banyamulenge dans l’est du pays ?

 

On n’avait pas reconnu la nationalité congolaise aux Banyamulenge. C’est différent. Nous devons rester logiques : si on brandit l’article de la Constitution qui empêche Kabila de se représenter, on ne peut pas passer sous silence les dispositions de la même Loi fondamentale qui ne reconnaissent pas la double nationalité en RDC.

RDC, La population doit se révolter contre les trois criminels siamois

 

RDC, La population doit se révolter contre les trois criminels siamois

 

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Messagepar Tshipamba Mpuila » Ven Mars 24, 2017 6:22 pm

UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL

UDPS - PARTI POLITIQUE

CANAL HISTORIQUE - PATRIMOINE NATIONAL

RDC, La population doit se révolter contre les trois criminels siamois

(Rassemblement, Cenco et Mp)

 

« Ils pourront couper toutes les fleurs et tous les boutons, ils n’empêcheront jamais le printemps d’arriver. » (Pablo Néruda)

« Ils pourront couper toutes les fleurs, mais ils ne seront pas les maîtres du printemps » (Pablo Neruda)

 

 

La mission confiée au sous-traitant esclavagiste rwandais hippolyte kanambe, alias joseph kabila par ses compatriotes, ses géniteurs, tuteurs et parrains politiques est connue : faire de la RDC un département ou une province du Rwanda ; exterminer toute la population congolaise et permettre aux populations rwandaises par la politique de repeuplement d’occuper la RDC et d’en devenir les propriétaires ; piller les richesses naturelles de la RDC pour son enrichissement personnel et pour le développement du Rwanda.

 

Certains membres de l’Elite Congolaise, par la médiocrité, la naïveté, la lâcheté, l’inconscience, l’absence de patriotisme, la trahison, l’irresponsabilité et la complicité, contribuent à la perpétration et au parachèvement de ces crimes contre le pays de leurs ancêtres, contre leurs propres compatriotes et contre les richesses de leurs propre pays. A la fin, eux-mêmes ne seront pas épargnés. Les bourreaux, les fossoyeurs, les pilleurs et les génocidaires retournent leurs armes contre leurs complices congolais et les massacrent aussi. LD Kabila, André Ngandu Kissasse, Anselme Masasu Nidanga, Katumba Mwanke, Samba Kaputo, Amadou Ndala, Kakudji Gaëtan, Philippe Mfuta, Mbayi Etienne, Malu Malu…sont des cas parmi tant d’autres.

 

Les siamois sont des êtres qui sont fusionnés par une partie de leurs corps. La fusion se fait au cours du développement embryonnaire. Ils peuvent être deux ou trois.

 

Au Dialogue Inter – congolais (DIC, 25 Février 2002-3 Avril 2003), 1000 à 2000 dollars US de corruption et la promesse d’accéder à la Grande et Vulgaire Mangeoire avaient suffi pour que l’Opposition politique non-armée, les groupes armés et le PPRD acceptent tous de légitimer le pouvoir du sous-traitant esclavagiste rwandais (hippolyte kanambe, alias joseph kabila) parachuté dans le Palais Présidentiel Congolais après l’assassinat de LD Kabila le 16 Janvier 2001.

 

Tous, du 30 Juin 2003 au 30 Juin 2006, ont bloqué l’application de l’Accord Global et Inclusif conclu au DIC et participé au pouvoir esclavagiste, colonial, tyrannique, génocidaire et prédateur.

 

En 2006, M. Jean Pierre Bemba (Opposition) a « accepté l’inacceptable » par un accord de corruption avec le sous-traitant esclavagiste et permis à ce dernier, par un hold-électoral, de se maintenir au pouvoir et de poursuivre sa mission. La Cenco s’est limitée à réclamer la vérité des urnes mais sans jamais avoir le courage d’afficher les vrais résultats des élections. Le Cardinal Etsou a connu une mort suspecte mais sans avoir jamais eu le courage de dire tout ce qu’il savait de la vérité des urnes.

 

En 2011, Ngoy Mulunda a aidé le sous-traitant esclavagiste à commettre un autre hold-up électoral et à poursuivre sa mission. Ngoy Mulunda a été chassé de son poste comme un chien et s’est mis à se lamenter comme un petit enfant. La Cenco détenait la vérité des urnes et l’a exigée mais sans jamais avoir le courage de l’exhiber devant l’opinion nationale et internationale.

Le 19 Décembre 2016, le mandat constitutionnel du sous-traitant esclavagiste a expiré. Le Rassemblement et la Cenco ont tout fait, par toutes sortes de manœuvres dilatoires, pour que le Peuple ne descende pas dans la rue le 19 Décembre 2016 pour exiger le départ inconditionnel du sous-traitant esclavagiste. Grâce au Rassemblement et à la Cenco, l’Accord du 31 Décembre 2016 a été signé, lequel Accord a permis au sous-traitant esclavagiste de se maintenir au pouvoir et de poursuivre sa mission.

 

L’Accord est un contrat. Si l’un des contractants ne respecte pas l’Accord, l’autre contractant déclare publiquement qu’il retire son engagement de l’Accord et déclare l’Accord nul. Le pouvoir du sous-traitant esclavagiste est devenu très fragile car il ne dépend plus que de l’Accord.

La raison évoquée pour la signature de l’Accord s’est montrée fausse car le sang continue à couler et à couler davantage. Chaque jour, il y a d’autres massacres, d’autres crimes, d’autres ravages, d’autres charniers…

 

Nous l’avions prédit : le sous-traitant esclavagiste et la Mp ne respectent pas l’Accord. Pourquoi le Rassemblement et la Cenco ne retirent pas leur part de l’engagement du contrat et déclarent l’Accord nul ? Curieusement, ils continuent à ramper devant le sous-traitant esclavagiste et la Mp et les supplient d’appliquer l’Accord. Et nous sommes déjà au mois de Mars 2017 ! Le Rassemblement et la Cenco sont-ils vraiment sérieux ? Ils ne sont pas des enfants ignorants et inconscients. Nous avons à faire à des criminels adultes, mûrs, lucides et conscients.

 

Notre Peuple doit se révolter contre le Rassemblement, la Cenco, le sous-traitant esclavagiste et la Mp et les rejeter tous. Ils sont tous des complices, des criminels, des co- responsables des massacres et des crimes qui sont perpétrés depuis le 19 Décembre 2016.

 

« Plus les tyrans pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent. Plus on leur baille, plus on les sert, plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout. Et si on ne leur baille rien, si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper, ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien, sinon que comme la racine, n’ayant plus d’humeur ou aliment, la branche devient sèche et morte. » (Etienne de la Boétie, Discours de la Servitude volontaire).

 

 

Fait le 23 Mars 2017

Dr François Tshipamba Mpuila

 

 

DOCUMENTAIRE SUR LA RDC